Le métabolisme de la mercaptopurine est sensible à plusieurs médicaments et conditions physiologiques. L’allopurinol inhibe la xanthine oxydase et pourrait bloquer une partie de l’élimination du médicament et accroître les risques de toxicité (6). La TPMT est affectée par divers médicaments. Elle est inhibée par S-méthylation, par les salicylates, le 5-aminosalicylate et le furosémide (12). De plus, elle présente plusieurs variantes génétiques. Il existerait une déficience en cette enzyme chez 0,3% de la population. Cette déficience produirait une accumulation des N6TG et une intoxication rapide ; 89% des individus métabolisent rapidement la 6MP tandis que 11% sont de niveau intermédiaire. Les Noirs américains présentent moins d’activité tandis que chez les Coréens il n’existerait pas de variantes génétiques connues. Pour identifier les déficients en TPMT, plusieurs approches furent proposées. Il est possible de mesurer l’activité de l’enzyme plasmatique par une méthode radioisotopique (13). Il est aussi possible de faire le génotypage et d’identifier l’allèle lent par PCR. Récemment il fut proposé de mesurer les paramètres pharmacocinétiques de l’azathioprine en tout début de traitement par mesures sériées des concentrations sanguines (14).